Interventions des élus

Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 09:39

M. le président,

Vous êtes piégé d’une part par la décentralisation qui depuis 2005 a mis à la charge de notre région 450 M€ de nouvelles dépenses, avec un coût des transferts non compensés qui avoisinerait les 60 M€ à fin 2009, et d’autre part par votre volonté idéologique d’inscrire Midi-Pyrénées dans l’Europe des régions qui est en train de se construire à Bruxelles, quel qu’en soit le coût.

De cet effet ciseau découle beaucoup de difficultés et d’incertitudes pour 2010, à commencer par la fiscalité attendue, ce qui m’a amené à étudier les Orientations budgétaires 2010 en m’appuyant sur le bilan de votre mandature.

En matière fiscale :

Le rapport de la chambre régionale des comptes souligne que notre région est la 2ème région de France quant à son niveau de pression fiscale.

Ainsi notre région a vu ses taux de fiscalité directe augmenter de 25% de 2004 à 2009. La réforme annoncée de la T.P qui représente 57% de la fiscalité directe de notre région, avec la suppression de la part investissement et son remplacement par une véritable usine à gaz est inquiétante quant à notre autonomie fiscale qui se réduirait au seul vote du tarif des cartes grises, soit 7% des recettes fiscales actuelles.

On observe le poids grandissant de la fiscalité indirecte (29% des recettes de fonctionnement), et à l’intérieur de la fiscalité indirecte, de la TIPP qui représente aujourd’hui la première recette fiscale de la région avec 17% des recettes de fonctionnement ce qui ne manque pas de nous inquiéter comme vous, quand on connait l’impact de la crise sur le produit de cette taxe.
Mais là comme souvent on trouve la patte de Bruxelles, la modulation de la part du tarif régional de la TIPP étant soumise à l’autorisation de Bruxelles, la décision devant être prise à l’unanimité par le conseil des ministres de l’Union Européenne, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui puisque l’Espagne et la Belgique sont contre.

Alors il faut dire la vérité aux Midi-Pyrénéens, à savoir que la fiscalité régionale va augmenter dans les années qui viennent même si celle-ci représente environ 5% des impôts locaux.

Alors permettez-moi de ne prendre que 3 exemples qui symbolisent votre fuite en avant :

Politique de la ville : 2,65M€ ont été versés par la région en 2009

Malgré un récent rapport de la cour des comptes qui épingle « la politique de la ville » qui a consisté ces dernières années à déverser des dizaines de Milliards pour l’Etat, et des Millions d’euros pour notre région ( 1000 emplois associatifs cofinancés par la région dans les quartiers difficiles) pour le résultat que l’on voit aujourd’hui ;
D’autant que M. Mouloud AOUNIT affirmait sur LCI en décembre 2007 que « cet argent était en partie détourné ».

Sites touristiques :

La région donne aujourd’hui plus de 2 M€ en subvention de fonctionnement à CAP Découverte (CARMAUX), soit +57% par rapport aux années 2007 et 2008.
Vous vous félicitez à ce sujet des financements croisés, en militant pour le maintien de la clause de compétence générale.
Nous pensons a contrario que la multiplicité des intervenants dilue la responsabilité en cas d’échec comme dans ce dossier, et donc diminue la lisibilité de l’action politique.
Résultat : personne n’est responsable dans ce gouffre financier.

Transport ferroviaire :

Les dépenses d’investissement pour le transport sont passées sur le dernier mandat de 16% des dépenses totales d’investissement en 2005 à 38% en 2009 (208 M€), essentiellement pour le transport ferroviaire.

Ainsi 220 M€ sont engagés dans le plan rail pour la régénération des voies en 2010.

Vous annoncez les premières dépenses sur 2010 pour les études sur le tronçon Bordeaux-Toulouse dans le cadre de la LGV, pour laquelle notre conseil régional aura à participer à hauteur 423 M€ dans les années à venir.

Voici l’exemple type d’absence de schéma national qui donnerait une vision globale de l’aménagement du territoire, et qui aboutit à ce que les régions s’affrontent selon leur intérêt.

Alors oui on peut prévoir dans les années à venir, à commencer par 2010 :

- que le budget de la région augmente fortement, lui qui a plus que doublé en moins de 10 ans, alors même que le budget de l’Etat augmentait de 40% sur la même période.

- que le personnel de la région augmente, alors que celui-ci est passé entre 2005 et 2009 de 673 employés à 869, soit +30% (3.330 personnes en intégrant le personnel TOS),

- que la dette augmente fortement dans les années à venir alors que l’encours de la dette a été multiplié par 2 entre 2004 et 2009.

Monsieur le président, soucieux de l’intérêt des contribuables, nous ne participerons pas à cette fuite en avant sachant que :

- par idéologie vous ne tournerez jamais le dos à Bruxelles, vous vous réjouissez d’ailleurs de la première année en 2010 de plein exercice du Groupement Européen de Coopération Territoriale (GECT) créé pour porter des projets au nom de l’Euro-région,

- et que vous n’hésiterez pas à augmenter les impôts prenant prétexte d’un écart grandissant entre dépenses totales engagées et recettes attribuées par l’état, alors que je note page 24 du rapport de la chambre régionale des comptes que cet écart est en partie dû aux choix faits par votre exécutif notamment dans le cadre de votre politique sociale.

Par FN-Midi-Pyrénées-2010 - Publié dans : Interventions des élus
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 10:02

C’est toujours lors des moments sombres de son histoire qu’une nation est conduite à s’interroger sur son identité ; il en fut ainsi lors de la défaite française de 1870 qui déclencha un mouvement de pensée notamment avec Ernest Renan.

Renan dans un texte resté célèbre, affirma le caractère historique « la possession en commun d’un riche legs de souvenirs », et volontaire de l’identité nationale « la volonté de faire valoir l’héritage que l’on a reçu indivis ». C’est cette conception de l’identité française qui est la mienne à la fois héritage et transmission, même si il est difficile de formaliser par écrit un concept aussi charnel que l’identité.

Un héritage historique :

Il consiste à assimiler l’histoire de France dans sa globalité, avec ses heures de gloire mais aussi ses pages les moins glorieuses, et donc à tourner le dos à la repentance. Quand une ex-candidate à la présidentielle demande « pardon à l’Afrique pour la colonisation », il n’est alors pas étonnant de voir un président algérien corrompu insulter la France, tout en venant se faire soigner chez nous, en oubliant que la France a fait l’Algérie en libérant les arabes et les berbères opprimés par le joug ottoman. L’évocation périodique des drames de l’occupation ou de la décolonisation n’a pas d’autre objectif que de culpabiliser les français.

Un héritage ethnique et culturel :

Le général De Gaulle disait que la France est avant tout « un pays de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion catholique ».

Ceci ne nous empêche pas de considérer comme des citoyens français à part entière, ceux qui sont venus d’autres continents pour épouser la France et ses valeurs, mais aussi nos compatriotes ultra-marins. Mais aujourd’hui on assiste à une négation de l’identité française, à commencer par ceux-là même qui ont lancé ce débat ; Que penser du ministre « félon » Besson qui affirme sur BFM TV la semaine dernière que « l’expression français de souche n’existe pas », ou du président Sarkozy qui rêve dans son livre programme de 2006 « d’une France d’après où l’expression français de souche aura disparu », sinon à une volonté non dissimulée de substitution de population selon le dogme du métissage, nouvelle table des lois.

Un héritage linguistique :

La défense de la langue française facteur d’unité depuis l’Ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, et imposée au détriment des langues régionales par les hussards noirs de la IIIème république, est un des éléments les plus constitutifs de l’identité française et à ce titre doit être défendue.

Malheureusement on ne peut que déplorer l’attitude de la ministre Christine Lagarde qui s’exprime en anglais dans certains colloques, et l’on peut mesurer le danger qui guette notre langue à l’aune des propos du ministre de l’Education Nationale dans Le Figaro du 22 octobre : « si on arrive à faire parler aux enfants une langue qui ressemble au français, je serai content !! ».

Un héritage géographique :

L’identité c’est aussi être l’héritier d’une terre, la terre de ses aïeux, de ses pères, la patrie. Je pense d’ailleurs que l’on devient attaché à la patrie française quand on a enterré un membre de sa famille sur la terre de France. Ce pré carré « hexagonal » n’empêche pas là aussi de se sentir en France dans nos belles îles d’Outre-mer, fruits d’une civilisation française qui a essaimé dans le monde entier.

La volonté de transmettre ce patrimoine :

Mais l’identité implique également une volonté de transmettre cet héritage, ce patrimoine quasi-bimillénaire à nos enfants, aux générations futures, mais aussi au monde entier.

La France s’est en effet construite contre les empires, notamment contre l’empire romain germanique, et elle s’est depuis toujours tournée au-delà des mers, aspirant en cela à l’universel. Cette prétention à l’universel est une constante de l’histoire de France, de l’ancienne monarchie « France, fille ainée de l’église » ou « France mère des armes, des arts et des lois », à la république « France, patrie des droits de l’homme et du citoyen ».

Cette capacité illimitée de l’identité française à définir des normes pour le genre humain m’incite à penser qu’au cours de ce XXIe siècle, la France a une mission à accomplir ; Proposer une troisième voie entre les deux totalitarismes de ce siècle, l’islamisme du tout religieux, et le mondialisme anglo-saxon du tout matérialisme.

Pour cela il faut que les français aient à nouveau conscience de leur identité et qu’ils aient la volonté de la transmettre, suivant en cela le vieux chant spartiate « nous sommes ce que vous fûtes, nous serons ce que vous êtes ».

Par FN-Midi-Pyrénées-2010 - Publié dans : Interventions des élus
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Frédéric CABROLIER

 


Une âme française
au pays des Cathares

Contact :
 

frederic.cabrolier@orange.fr

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