Article paru dans La Dépêche du Midi le 27 janvier 2010.
Sans surprise, « Les Français d'abord » sera le mot d'ordre de campagne du Front national pour les élections régionales. Le parti d'extrême droite présentait hier à Toulouse, au Clocher de Rodez,
ses chefs de file départementaux dont sa tête de liste régionale, le conseiller régional sortant Frédéric Cabrolier, un conseiller financier albigeois de 43 ans qui se présente dans la
Haute-Garonne (*). Pour espérer faire aussi bien qu'en 2004 - un score de 11,77 % au premier tour et huit élus à l'assemblée régionale -, le FN est revenu à ses fondamentaux : la stigmatisation
de l'islam et de l'immigration de masse « qui posent problème en France » selon Frédéric Cabrolier.
Lui renvoie Brigitte Barèges (UMP) et Martin Malvy (PS) dos à dos : la première parce qu'elle « doit dire à ses électeurs qu'elle ne siégera pas au conseil régional » en cas d'échec ; le second
parce que « la fiscalité régionale explose et que la décentralisation a bon dos. Le conseil régional n'est pas obligé d'outrepasser ses compétences : la ligne à grande vitesse, c'est du ressort
de l'État ». Il dénonce les dépenses du conseil régional, citant pêle-mêle le budget essence des véhicules de service, l'en-cours de la dette ou les 80 millions d'euros de subventions à deux
mille associations, « du clientélisme » selon Serge Laroze, conseiller régional sortant, numéro 3 en Haute-Garonne. En cas d'élection, c'est pas compliqué : « On va moins dépenser » martèle
Cabrolier. La politique de la ville ? Terminé ! « On va réorienter ces aides au bénéfice de la ruralité. » Les subventions aux associations ? Amputées ! « On va faire le ménage. »
Le FN milite plutôt pour un service public de la ruralité ou d'agents techniques de sécurité.
(*) Les autres têtes de liste : Armand Delamare (Ariège) ; Jean-Pierre Auregan (Aveyron) ; Jean-Marie Durand (Lot) ; Jean-Paul Piloz (Tarn) ; Jean-Pierre Atoch (Hautes-Pyrénées) ; Thierry
Viallon (Tarn-et-Garonne) ; Vanessa Assenne (Gers).
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